
Les cinémas de Montréal, voir l’album photo du Ouimetoscope d’hier à aujourd’hui: https://www.facebook.com/CineCentreVilleMontreal/
Le pouvoir du documentaire
Le film documentaire nous donne le défi de raconter (point de vue, signature d’auteur) une histoire dans un format précis (lois du cinéma) qui communique aux autres (représentation publique) ce qui existe (sujet, thème) de manière intéressante et accessible (lois du divertissement) à partir des outils à sa disposition (technique et technologie). Ce défi explique ce pourquoi je crois que le processus de réaliser un film et que l’oeuvre finale ont un potentiel fascinant pour aller à la rencontre du monde et des expériences humaines.
Les traces de la religion dans l’éducation – SLB (CC-BY)
« [A]vec le temps, tout film devient un témoignage ethnographique d’une grande valeur. Sans le vouloir, contre ses intentions initiales parfois, il se transforme en un authentique artéfact, révélateur des sens et des signes d’une époque; une pièce témoin, un sujet parlant. Rattacher ce discours à un autre discours, recoller les morceaux et les bribes, revisiter des séquences et des mondes, voilà la nature de la chose. »*
(Serge Bouchard, Les images que nous sommes – 60 ans de cinéma québécois, 2013, 9)
Le rapport à la technologie
Notre époque est grandement influencée par la révolution du numérique. Celle-ci a entraîné d’importants changements dans les pratiques de création, de production et de diffusion.

Partout, tout le temps SLB (CC-BY)
Notre rapport au film a changé. Cette nouvelle expérience du cinéma modifie aussi notre culture du film documentaire. Oui, grâce aux moyens technologiques d’aujourd’hui, la création vidéo et le partage des connaissances sont facilités. Or, le rôle de l’éducation est transversal aux réalités de toutes les époques. J’aimerais contribuer à développer la démarche de chacun et à nourrir les idées qui pourront continuer à faire du documentaire un art vivant qui intervient sur les transformations sociales.

De la technologie qui laisse des traces
L’expérience par le jeu
« L’art, cela ne s’enseigne pas, cela se rencontre, cela s’expérimente… » (Alain Bergala, L’hypothèse cinéma (Petit traité de transmission du cinéma à l’école et ailleurs), Ed. Cahiers du cinéma, 2002)

Rêvons ensemble – SLB (CC-BY)
Dans l’esprit d’intervenir par la culture, j’ai cherché à me doter d’outils pour faciliter et pour agrémenter la création collective. Par l’univers du jeu et les techniques de ludification, j’espère contribuer à soutenir une culture globale du cinéma et une compréhension du genre au Québec.
Le jeu est un espace merveilleux pour apprendre à se connaître et à se projeter. Il repose sur des dimensions mécaniques (les règles à suivre), esthétiques (le design des outils) et dynamiques (le récit du jeu). Il implique des composantes kinesthésiques, spatiales et ludiques. Il en propose d’autres de natures narratives, affectives et éthiques.
En profitant de cette possibilité pour créer un espace intermédiaire entre le quotidien et les projections, l’objectif est d’amener chaque joueur vivre une expérience qui permet de porter un regard sur ce qui peut être transféré dans sa vie. Que veux-tu vivre la prochaine fois? Avec quoi repars-tu? Or, le rapport au jeu est différent d’une personne à l’autre. Il est important d’inscrire le jeu dans un cadre de valeurs, car celui-ci n’est jamais neutre. Aussi, j’invite à ne jamais forcer un individu à jouer. Pour cela, j’espère que nous distinguerons le fait de sortir quelqu’un de sa zone de confort et d’interpeller une sensibilité plus profonde dont il faut prendre conscience pour faciliter l’entrée en jeu.
